Recette de la porcelaine froide ou pâte de maïs

Ce week-end, entre deux séances de découpage de pièces pour les costumes des garçons, j’ai refait de la porcelaine froide qui est aussi appelée pâte de maïs. J’ai un peu adapté la recette car j’avais besoin de petites portions de pâte colorée pour préparer des bases de déco à customiser, notamment les centres des fleurs des revers de manche de tout le monde et du foulard des garçons.

J’ai repris les indications de « Babou bricole » que j’avais déjà utilisées lors de mes tests. Cependant, je les ai un peu adaptées et j’ai décidé de noter ma recette ici pour savoir où la retrouver facilement. Je voulais également teinter ma pâte dès le départ car je ne trouve pas très pratique la méthode qui consiste à teinter la pâte au moment de l’utilisation, on s’en met de partout. Enfin je voulais faire une pâte pailletée.

J’ai estimé qu’il me fallait à peu près 1/4 de la quantité de pâte que j’avais préparée la première fois dans chaque couleur, voici donc les quantités utilisées pour chaque couleur:

  • 50 gr de colle vinylique (colle blanche, Cléacol semble la meilleure selon les sites internet, mais celles que j’ai utilisée me convient très bien)
  • 1cc de vinaigre blanc (pour la conservation)
  • 1cc d’huile végétale (pour la souplesse)
  • 40 gr de maïzena (farine de maïs)
  • de la peinture en tube ou en pots dans les couleurs souhaitées (acrylique ou autre)
  • des paillettes
  • 1 casserole teflon (la mienne est réservée aux bricolages)
  • 1 spatule ou une cuillère épaisse et solide en plastique

La préparation dure environ 5 minutes.

Mettre la colle dans la casserole hors du feu, ainsi que l’huile et le vinaigre, bien mélanger

Ajouter la peinture, plus ou moins selon l’intensité désirée. Se souvenir que la couleur fonce un peu au séchage et qu’il faut mettre un peu de blanc dans une pâte non colorée pour éviter qu’elle soit translucide. Il est évidemment possible de faire des mélanges pour obtenir la couleur désirée. Bien mélanger pour obtenir une masse bien homogène.

Toujours à froid, ajouter la maïzena, il peut y avoir besoin d’en mettre un peu plus si, à force d’ajuster la couleur, on a mis beaucoup de peinture, brasser jusqu’à obtention d’une masse homogène un peu plus épaisse qu’avant.

On peut à ce moment ajouter des paillettes dans la casserole. J’ai d’abord testé cette méthode et il m’a semblé que le pailletage avait disparu à la fin. Je l’ai retrouvé en étendant la pâte au moment de l’utilisation. Une fois la masse de nouveau bien homogène et lisse, la faire chauffer à feu moyen en brassant tout le temps. A un moment donné la pâte commence à se détacher du fond. Tout semble aller au mieux, on peut même ajouter des paillettes.

Quelques secondes plus tard, c’est la panique! Il se forme des grumeaux, ça colle, il y en a partout dans la casserole !

Le mot d’ordre est alors « ZEN » et on continue à remuer jusqu’à ce qu’une boule se forme. On peut alors récupérer tout ce qu’il y a dans la casserole. La pâte est prête lorsqu’elle ne colle plus du tout à la spatule et la casserole est toute propre.

On peut remettre des paillettes dans la casserole pour intensifier le pailletage. On aplatit la boule de pâte pour agrandir la surface d’adhérence pour les paillettes et on la pétrit.

Enfermer la pâte dans un petit sachet en plastique ou du film alimentaire. Ouvrir plusieurs fois et malaxer durant le refroidissement pour enlever  la condensation. La pâte peut se conserver à température ambiante si elle est bien isolée de l’air.

Pour l’utiliser, toutes les techniques de modelage sont possibles, par exemple, la machine à pâte pour l’étendre de manière homogène. Pour les décos, je ne veux pas quelque chose de trop fin et trop cassant. J’ai fait mes gros centres à l’emporte pièce et les plus petits en écrasant des boulettes de pâte. Avec les restes, j’ai pu faire des tonnes de fleurs qu’on pourra peindre, pailleter, perler, etc… Elles ont déjà une couleur de base correspondant aux différents costumes.

Avec Caroline, nous avons créé un certain nombre de décorations pour utiliser toutes les pâtes. Heureusement le soleil nous a aidé à sécher tout ça rapidement.

En parallèle,  par hasard, j’ai trouvé un système pour rapetisser mes paillettes que je trouvais trop grosses et trop rondes. Il suffisait de les chauffer dans la casserole ! Le volume de paillette a par contre augmenté car la chaleur fait que les petits disques se replient sur eux-mêmes. J’ai dû trouver un deuxième récipient pour les ranger ! C’est donc une nouvelle opération de multiplication de paillette ! 😉

IMG_0343

Aujourd’hui j’ai pu récupérer mon ordinateur et les quelques photos de l’atelier n°2 que j’avais déjà chargées dessus. Je les ai donc rajoutées dans l’article de la semaine dernière. Voilà, le reste de la soirée sera consacré au thermocollage des pièces des deux derniers garçons pour l’atelier de demain.